Out of the Books : réinventer l’éducation pour un monde en mouvement

À l’heure où le numérique transforme nos manières d’apprendre, de travailler et de communiquer, le besoin d’une éducation plus agile, plus vivante et plus connectée au réel n’a jamais été aussi fort. C’est dans cet esprit qu’est né Out of the Books, un festival engagé pour une pédagogie créative et ouverte, fondé par Sophie Vandenplas.
Ce projet, né en Belgique, s’impose aujourd’hui comme un véritable laboratoire d’idées pédagogiques, où enseignants, chercheurs, parents et acteurs du numérique se rencontrent pour repenser ensemble la manière de transmettre le savoir au XXIᵉ siècle.
Réenchanter l’école
Out of the Books part d’un constat simple : le monde change, mais l’école peine parfois à suivre le rythme. Les élèves grandissent dans un environnement saturé d’écrans, d’informations et de sollicitations. Face à cela, l’enjeu n’est plus seulement d’enseigner des connaissances, mais de développer des compétences : créativité, coopération, esprit critique, autonomie.
Le festival propose ainsi une vision réenchantée de l’école, qui remet l’humain et le plaisir d’apprendre au centre du processus éducatif. À travers des ateliers participatifs, des conférences inspirantes et des rencontres avec des innovateurs de terrain, il démontre qu’une autre pédagogie est non seulement possible, mais déjà à l’œuvre.
Une pédagogie agile et collaborative
L’esprit d’Out of the Books repose sur un mot-clé : agilité.
Agilité dans les méthodes, dans les formats d’apprentissage, mais aussi dans les postures des enseignants et des élèves. Le festival met en avant des initiatives qui favorisent l’expérimentation, la coopération interdisciplinaire et l’adaptation aux besoins de chaque apprenant.
Cette approche s’accorde avec les grands enjeux du numérique : apprendre à naviguer dans l’incertitude, à trier l’information, à penser de manière critique et à cultiver la curiosité. Loin de craindre la technologie, Out of the Booksinvite à l’apprivoiser, à l’utiliser pour renforcer la créativité et la confiance.
Une communauté d’acteurs engagés
Au fil des éditions, Out of the Books a su fédérer une véritable communauté éducative. Enseignants, directions d’école, chercheurs, parents et institutions publiques s’y retrouvent pour partager expériences, bonnes pratiques et réflexions sur l’avenir de l’éducation.
Cette communauté incarne une conviction forte : changer l’école, c’est d’abord créer du lien. C’est donner aux enseignants les moyens de se réinventer, et aux élèves l’envie d’apprendre autrement.
L’éducation au cœur de la citoyenneté numérique
Dans un contexte où le numérique occupe une place croissante dans les apprentissages, Out of the Books contribue aussi à l’éducation à la citoyenneté numérique.
Comment développer un usage responsable des écrans ? Comment enseigner l’esprit critique face à l’information ? Comment intégrer les outils digitaux sans perdre le sens du contact humain ?
Autant de questions qui traversent le festival et trouvent des réponses concrètes dans les pratiques partagées par les participants.
Une invitation à sortir des cadres
Fidèle à son nom, Out of the Books nous invite à sortir des livres, mais pas du savoir.
Sortir des cadres figés pour mieux relier la connaissance à la vie, la pédagogie à la créativité, l’école à la société.
Le festival, à travers l’énergie et la vision de Sophie Vandenplas et Alexia Martin, rappelle que l’avenir de l’éducation ne se résume pas à une réforme ou à une technologie : il se joue dans la confiance que nous plaçons dans notre capacité collective à apprendre autrement.
Valérie Glatigny : pour une éducation au numérique lucide et citoyenne


Nous sommes heureux d’accueillir Valérie Glatigny lors de notre Forum sur la citoyenneté numérique.
Ministre de l’Enseignement obligatoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle porte un regard posé et méthodique sur la place du numérique dans l’école.
Son intervention sera particulièrement précieuse, car l’enseignement obligatoire joue un rôle essentiel dans la diffusion d’une véritable éducation au numérique à la fois critique, responsable et émancipatrice.
Une voix réfléchie sur l’usage des écrans à l’école
Valérie Glatigny s’est récemment illustrée par une prise de position ferme mais nuancée sur les écrans dits « récréatifs » dans le milieu scolaire.
Sous son impulsion, un décret prévoit que, dès la rentrée 2025-2026, les smartphones resteront au fond du cartabledurant les heures de classe, de la maternelle à la 6e secondaire.
Cette mesure ne vise pas à bannir le numérique, mais à mieux en réguler l’usage.
L’idée est simple : permettre aux élèves de se concentrer sur les apprentissages, de préserver les interactions humaines et de faire la distinction entre outil pédagogique et distraction permanente.
Les exceptions prévues pour des activités d’apprentissage encadrées ou des besoins spécifiques traduisent une approche équilibrée : il ne s’agit pas de rejeter les écrans, mais d’en faire un usage conscient et maîtrisé.
Ainsi, Valérie Glatigny défend une vision du numérique au service de la pédagogie et non l’inverse.
L’école, un lieu d’éducation à la citoyenneté
Au-delà des écrans, Valérie Glatigny rappelle que l’école n’est pas seulement un espace d’instruction, mais un lieu d’apprentissage du vivre-ensemble et de la citoyenneté.
Dans plusieurs de ses déclarations publiques, elle souligne que la mission de l’école est aussi de former l’esprit critiqueet d’encourager le débat démocratique, y compris sur les grands enjeux du monde contemporain.
Pour elle, éduquer à la citoyenneté, c’est apprendre à écouter, à argumenter, à confronter ses idées, mais aussi à comprendre les mécanismes de l’information.
Dans ce cadre, le numérique n’est pas un ennemi, mais un champ d’apprentissage citoyen à part entière.
En limitant les usages récréatifs, Glatigny souhaite redonner à l’école un espace de concentration, de dialogue et de réflexion collective — conditions nécessaires à l’épanouissement du futur citoyen numérique.
Une approche mesurée dans un débat souvent passionnel
La question du numérique à l’école suscite des débats intenses : certains plaident pour une intégration massive des technologies, d’autres pour un retour à des méthodes plus traditionnelles.
Valérie Glatigny se distingue par sa recherche d’équilibre :
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Encadrer sans interdire,
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Éduquer plutôt que contrôler,
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Accompagner les usages plutôt que les subir.
Elle invite à considérer le numérique comme une compétence civique : savoir s’informer, vérifier les sources, se protéger des manipulations, mais aussi tirer parti des outils digitaux pour apprendre, créer et coopérer.
Cette approche rejoint les principes de la citoyenneté numérique : former des élèves capables d’utiliser la technologie avec discernement et responsabilité, en comprenant les enjeux sociaux, éthiques et culturels qui l’entourent.
Un éclairage précieux pour notre Forum
La présence de Valérie Glatigny à notre Forum est une chance.
Son expérience ministérielle, sa vision humaniste du numérique et sa volonté d’allier éducation et citoyennetéoffriront un éclairage concret sur la manière dont l’école peut relever les défis du XXIᵉ siècle.
En plaçant la réflexion sur le numérique au cœur du projet éducatif, elle nous rappelle une évidence :
Apprendre à lire et à écrire au XXIᵉ siècle, c’est aussi apprendre à naviguer dans le monde digital avec esprit critique et responsabilité.
Le CSEM : comprendre le rôle central de l’éducation aux médias dans la société numérique


Nous aurons le plaisir d’accueillir Patrick Verniers, représentant du Conseil supérieur de l’Éducation aux Médias (CSEM), lors de notre Forum consacré à la citoyenneté et à l’éducation numérique.
Spécialiste reconnu du secteur, il viendra présenter le rôle du CSEM dans le paysage institutionnel de la Belgique francophone, ainsi que les nouvelles orientations du Conseil.
Le CSEM : un acteur clé de l’éducation aux médias en Fédération Wallonie-Bruxelles
Créé par décret en 2008, le Conseil supérieur de l’Éducation aux Médias (CSEM) est une instance consultative placée sous la tutelle du Ministère de l’Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Sa mission est claire : promouvoir, coordonner et soutenir l’éducation aux médias dans tous les secteurs de la société — de l’école aux milieux associatifs, en passant par les médias eux-mêmes.
Le CSEM agit comme un pont entre le monde éducatif, le monde médiatique et les institutions publiques. Il contribue à structurer une approche cohérente de l’éducation aux médias, fondée sur trois grands principes :
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Éduquer aux médias : apprendre à décoder les messages médiatiques, à comprendre leurs intentions et leurs impacts.
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Éduquer par les médias : utiliser les outils médiatiques et numériques comme supports d’apprentissage.
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Éduquer aux usages responsables du numérique : développer l’esprit critique, la citoyenneté et la créativité dans l’espace digital.
Une mission au cœur de la citoyenneté numérique
À une époque où les jeunes grandissent dans un environnement saturé d’images, d’informations et de contenus viraux, le rôle du CSEM est plus crucial que jamais.
Son travail s’inscrit dans une perspective de citoyenneté active et éclairée : apprendre à se repérer, à vérifier, à comprendre les algorithmes et à exercer une liberté d’expression responsable.
Concrètement, le CSEM :
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élabore et diffuse des ressources pédagogiques pour les enseignants ;
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soutient des centres de ressources tels que Média Animation, CAPMédia ou le CAF (Centre d’Autoformation et de Formation continuée) ;
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organise des formations, appels à projets et événements pour promouvoir la culture médiatique ;
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émet des avis officiels auprès des pouvoirs publics sur les questions liées à l’éducation aux médias et à la régulation des contenus numériques.
Actimedia : un nouveau souffle pour l’éducation aux médias
Le CSEM développe aujourd’hui un ambitieux projet intitulé Actimedia, dont Damien Haenecour , chargé de mission au CSEM, présentera les contours lors du Forum.
Ce programme vise à renforcer les compétences médiatiques des élèves et des enseignants à travers des dispositifs interactifs, collaboratifs et interdisciplinaires.
Actimedia a pour objectif de :
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stimuler la créativité des jeunes en les plaçant dans la posture de producteurs de médias (podcasts, vidéos, contenus numériques) ;
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favoriser la réflexion critique sur la fabrique de l’information, les réseaux sociaux, les images et les discours médiatiques ;
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créer des synergies entre les établissements scolaires, les associations d’éducation permanente et les médias francophones ;
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accompagner les enseignants dans la mise en œuvre concrète de l’éducation aux médias dans leurs pratiques quotidiennes.
En d’autres termes, Actimedia s’inscrit dans une vision contemporaine et dynamique de l’éducation : apprendre à comprendre et à agir dans un monde médiatisé, plutôt qu’à le subir.
Un engagement structurant pour l’avenir
La présence du CSEM et de Patrick Verniers à notre Forum illustre bien la place croissante de l’éducation aux médias dans la formation des citoyens du XXIᵉ siècle.
À travers ses actions, le CSEM contribue à faire de l’école et des institutions éducatives des espaces de réflexion et d’émancipation face aux flux médiatiques.
En fédérant les initiatives et en outillant les enseignants, il permet à chacun — jeunes, adultes, éducateurs — de devenir acteur lucide et responsable de l’écosystème numérique.
En conclusion
Le CSEM, sous l’impulsion d’acteurs engagés comme Patrick Verniers, œuvre à donner un sens citoyen à la présence du numérique dans nos vies.
Son projet Actimedia symbolise cette volonté : apprendre à lire, comprendre et produire des médias pour mieux habiter l’espace numérique commun.
Sa participation à notre Forum s’annonce comme un temps fort de réflexion et de partage, au croisement de la pédagogie, de la culture et de la citoyenneté.
Média Animation : du décryptage à l’action, l’éducation aux médias en mouvement



Nous sommes heureux d’annoncer que Média Animation sera présente lors de notre Forum. Un représentant de l’association interviendra afin de présenter son rôle dans le paysage francophone de l’éducation aux médias : ses missions, ses outils et ses actions actuelles en matière de citoyenneté numérique.
Une organisation de référence en éducation aux médias
Média Animation, fondée en 1972, est un centre de ressources en éducation aux médias actif en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).
Elle est reconnue et subventionnée par le ministère de l’Éducation et celui de la Culture pour ses missions de formation continue et d’accompagnement dans le domaine des médias et du numérique.
Son objet social met l’accent sur « le développement d’une citoyenneté responsable et active à travers l’éducation critique de tous et toutes au sein d’une société médiatisée. »
Missions & champs d’action
Parmi ses missions principales, on peut souligner :
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La formation des enseignants, animateurs et professionnels de l’éducation aux médias. Par exemple, Média Animation propose des sessions sur la désinformation, les réseaux sociaux, l’IA et l’information critique.
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Le développement de ressources pédagogiques pour l’école et pour l’éducation permanente : analyses, publications, dossiers éducatifs.
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Le soutien aux projets associatifs et éducatifs dans le secteur non-marchand, en matière de médias, communication, numérique.
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L’accompagnement à la production audiovisuelle et multimédia dans des contextes éducatifs.
Pourquoi sa présence au Forum est précieuse
La participation de Média Animation à notre Forum est très pertinente, car elle apporte une perspective experte sur la façon d’articuler éducation, médias et citoyenneté numérique dans les écoles et au-delà. Plus concrètement :
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Elle offre un regard méthodique et structuré sur l’intégration de l’éducation aux médias dans les parcours scolaires.
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Elle témoigne d’une approche d’éducation active à l’ère numérique : non seulement « utiliser les outils », mais aussi « comprendre les médias » et « agir en citoyen numérique ».
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Elle permet de relier formation des acteurs (enseignants, animateurs) + outil pédagogique + dimension citoyenne, ce qui correspond pleinement aux enjeux de notre Forum.
À quoi s’attendre lors de son intervention
Lors de cette session, Média Animation présentera :
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Son rôle institutionnel et son champ d’action en FWB : comment l’association intervient dans l’écosystème éducatif et médiatique.
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Certaines de ses actions phares récentes ou en cours : formation à la désinformation, accompagnement des enseignants, ressources de médiation.
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La manière dont elle contribue à la citoyenneté numérique : renforcer l’esprit critique des élèves, développer des usages responsables des médias, favoriser l’inclusion numérique.
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Des pistes pour co-agir : comment les établissements, les enseignants, les animateurs et les institutions peuvent s’appuyer sur ce type de ressource pour structurer une éducation aux médias efficace.
En conclusion
La venue de Média Animation à notre Forum est non seulement un ajout de poids, mais aussi un moment d’échange essentiel : il s’agira de penser ensemble l’éducation aux médias comme un pilier de la citoyenneté numérique, et d’outiller concrètement ceux qui accompagnent les jeunes dans leur rapport aux médias.
Dans un monde où l’information, les images, les réseaux et les écrans sont omniprésents, le rôle de acteurs comme Média Animation s’impose comme indispensable pour faire de l’école et des espaces éducatifs des lieux de réflexion, d’action et de conscience numérique.
Si vous le souhaitez, je peux vous proposer un profil détaillé de l’intervention de Média Animation au Forum (horaires, format, thèmes abordés) et une liste de ressources recommandées de l’association pour les participants.
Vincent Flibustier : une approche atypique pour éveiller l’esprit critique à l’ère des fake news

Nous sommes heureux d’accueillir Vincent Flibustier lors de notre Forum consacré à la citoyenneté numérique.
Son approche singulière de la désinformation — à la fois ludique, provocatrice et profondément éducative — apporte un éclairage original et pertinent sur un enjeu majeur de notre temps : apprendre à penser dans un monde saturé d’informations.
Un parcours entre satire et pédagogie
Né en 1990 en Belgique, Vincent Flibustier est à la fois formateur, intervenant en citoyenneté numérique et fondateur du site parodique Nordpresse. Créé en 2014, ce site s’est d’abord imposé comme une plateforme satirique jouant sur les codes de la presse en ligne pour tourner en dérision l’actualité et les excès médiatiques.
Mais derrière la provocation, une réflexion plus profonde s’est dessinée : comment naissent les fausses informations ? Pourquoi sommes-nous si prompts à y croire ?
Flibustier a transformé cette expérience en véritable outil pédagogique, en explorant la frontière ténue entre le vrai et le faux pour développer l’esprit critique de ses publics.
La citoyenneté numérique au cœur de son engagement
À travers des formations, animations et conférences, Vincent Flibustier intervient auprès des jeunes, des enseignants et des citoyens pour renforcer leurs compétences face aux défis de la désinformation.
Son credo : on apprend mieux en expérimentant.
Ainsi, il invite ses auditeurs à plonger dans l’univers des fausses nouvelles — non pas pour s’en moquer, mais pour comprendre leurs mécanismes : la viralité, le biais de confirmation, l’émotion comme moteur du partage.
Ce travail rejoint pleinement les ambitions de l’éducation à la citoyenneté numérique : former des internautes responsables, capables de discerner, de douter, de vérifier.
Une démarche aussi audacieuse que controversée
Le style de Flibustier ne laisse personne indifférent. En utilisant la satire et parfois la provocation, il s’expose aux critiques : certains lui reprochent de brouiller les repères, d’autres saluent au contraire une pédagogie du choc, capable de marquer les esprits là où les discours trop académiques échouent.
Ce positionnement « sur le fil » fait partie intégrante de sa méthode. Flibustier ne cherche pas à livrer des certitudes, mais à réveiller la vigilance de chacun.
Comme il le souligne souvent, « il ne s’agit pas seulement de dire : ne crois pas aux fake news, mais de comprendre comment elles se fabriquent ».
Un éclairage essentiel à notre époque
L’engagement de Vincent Flibustier résonne fortement dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient la diffusion d’informations sans filtre.
Il nous rappelle que la citoyenneté numérique ne se limite pas à savoir utiliser les outils numériques, mais à penser par soi-même dans un environnement où la désinformation peut se dissimuler derrière un ton humoristique, une image virale ou une source trompeusement crédible.
Son approche, à la croisée de l’éducation, de l’art et de la satire, ouvre un espace salutaire de réflexion : comment redevenir acteurs conscients de nos lectures, de nos partages, de nos opinions ?
En conclusion
Accueillir Vincent Flibustier à notre Forum, c’est donner la parole à un acteur atypique et stimulant du débat public.
Par son expérience de la désinformation et sa pédagogie vivante, il nous invite à développer une véritable hygiène intellectuelle face à la profusion des contenus numériques.
Son intervention promet d’être à la fois déroutante, lucide et profondément utile : un moment privilégié pour repenser ensemble la place du citoyen dans l’univers numérique d’aujourd’hui.
Yves Coppieters : Écrans, attention et santé mentale à l’école

Yves Coppieters participera à notre Forum de l’éducation à la citoyenneté numérique
Nous sommes heureux d’annoncer qu’Yves Coppieters a accepté de participer à notre prochain Forum de l’éducation à la citoyenneté numérique. Il prendra part à un échange direct avec les participants, pour un dialogue clair, accessible et constructif autour d’un enjeu majeur : le rapport des jeunes aux écrans et le rôle de l’école dans la construction d’une citoyenneté numérique éclairée.
De la clinique à la santé publique, puis à l’action politique
Médecin épidémiologiste et professeur de santé publique, Yves Coppieters a mené l’essentiel de sa carrière au service de la prévention et de la pédagogie scientifique. Reconnu pour sa capacité à rendre l’information sanitaire compréhensible, il a ensuite franchi le pas de l’engagement politique et est aujourd’hui ministre, où il met son expertise au service de politiques de santé ambitieuses et pragmatiques.
Un ministre à l’écoute et disponible
Sa marque de fabrique : l’écoute du terrain et la disponibilité. Concertation avec les acteurs locaux, attention à la première ligne en santé mentale, volonté d’expliquer les choix publics : autant de qualités qui nourriront l’échange lors du Forum.
Écrans et santé mentale : réguler, protéger, éduquer
Sur l’usage des écrans à l’école, son positionnement est clair et équilibré :
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Réguler plutôt que diaboliser. L’objectif n’est pas d’exclure la technologie, mais d’en encadrer l’usage pour préserver l’attention, le sommeil et le bien-être des élèves, et limiter le cyberharcèlement.
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Limiter l’usage récréatif du smartphone en milieu scolaire. Il défend une interdiction des usages récréatifsdans les établissements, avec des exceptions pour l’apprentissage et les besoins spécifiques, afin d’améliorer le climat scolaire.
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Miser sur la prévention et la littératie numérique. Au-delà des règles, il plaide pour des repères éducatifs et un accompagnement des familles et équipes pédagogiques : éducation aux médias, politesse numérique, gestion du temps d’écran, « pauses » dans les usages.
Cette vision rejoint pleinement l’ambition du projet Citoyens Numériques : outiller élèves, enseignants et familles pour comprendre, agir et se protéger dans un environnement connecté.
📅 Rendez-vous le 26 novembre 2025
Nous vous invitons chaleureusement à participer au Forum le 26 novembre 2025. Venez contribuer au débat, poser vos questions et construire, ensemble, une citoyenneté numérique exigeante, bienveillante et inclusive.
Le Forum de l’éducation à la citoyenneté numérique accueille la psychiatre Caroline Depuydt


L’ASBL Citoyens Numériques a la joie d’annoncer la participation de Caroline Depuydt au prochain Forum de l’éducation à la citoyenneté numérique, qui se tiendra le 26 novembre 2025 à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve. Psychiatre reconnue, auteure et directrice médicale de l’ASBL Epsylon, Caroline Depuydt apporte un regard humain, scientifique et profondément bienveillant sur notre rapport aux écrans et à la technologie.
Une experte engagée pour la santé mentale à l’ère numérique
Caroline Depuydt exerce depuis plus de vingt ans dans le domaine de la psychiatrie. À la tête du service psychiatrique de la clinique Fond’Roy à Bruxelles, elle accompagne des personnes en souffrance psychique tout en participant activement à la réflexion collective sur l’avenir de la santé mentale en Belgique. Formée à l’Université catholique de Louvain, elle est aujourd’hui reconnue pour son expertise clinique, son sens de la pédagogie et son engagement dans la vulgarisation des savoirs liés à la psychologie et aux neurosciences.
Au-delà de son rôle médical, Caroline Depuydt s’attache à rendre la santé mentale plus accessible, moins stigmatisée, et à outiller les citoyens pour mieux comprendre les mécanismes psychiques qui gouvernent leurs comportements — notamment face aux écrans. C’est à ce carrefour entre bien-être, esprit critique et usages numériques qu’elle rejoint la démarche de Citoyens Numériques : former, informer et responsabiliser les citoyens dans un monde connecté.
Une approche humaniste du numérique
Caroline Depuydt défend une vision équilibrée du numérique : ni rejet des technologies, ni adhésion aveugle. Pour elle, l’enjeu n’est pas de « diaboliser » les écrans, mais de comprendre comment ils influencent notre attention, nos émotions et nos relations sociales. Ses interventions s’appuient sur les données récentes des neurosciences et de la psychologie, mais restent toujours profondément ancrées dans le quotidien : celui des familles, des enseignants, des jeunes et des professionnels confrontés à la surexposition digitale.
« Je me libère des écrans » : un guide pour reprendre le contrôle
Dans son dernier ouvrage, Je me libère des écrans ! – Le guide d’une psychiatre pour maîtriser sa consommation digitale(Éditions Racine, 2024), Caroline Depuydt propose un véritable manuel de survie pour réapprendre à vivre sereinement avec les technologies. À travers une approche claire et bienveillante, elle décrypte les mécanismes cérébraux de la dépendance numérique, les effets du « scroll infini » et des notifications, tout en offrant des solutions concrètes pour retrouver un usage équilibré : instaurer des rituels sans écran, préserver le sommeil, restaurer l’attention et redonner du sens à nos interactions.
Ce livre, accessible à tous, trouve un écho particulier dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté numérique : il invite à un usage conscient, critique et responsable des outils digitaux — valeurs au cœur du projet porté par notre Forum.
Une voix essentielle dans le débat public
Avec sa double expertise médicale et humaine, Caroline Depuydt contribue à rapprocher deux mondes : celui de la santé mentale et celui de la culture numérique. Sa participation au Forum de l’éducation à la citoyenneté numérique sera l’occasion de croiser les regards entre professionnels de l’éducation, acteurs associatifs, chercheurs et citoyens, pour réfléchir ensemble à la place du numérique dans nos vies et dans celles des jeunes générations.
Son message est clair : « Il ne s’agit pas de vivre sans écrans, mais de vivre mieux avec eux. »
Cette vision rejoint pleinement l’ambition du projet Citoyens Numériques : outiller élèves, enseignants et familles pour comprendre, agir et se protéger dans un environnement connecté.
📅 Rendez-vous le 26 novembre 2025
Nous vous invitons chaleureusement à participer au Forum le 26 novembre 2025. Venez contribuer au débat, poser vos questions et construire, ensemble, une citoyenneté numérique exigeante, bienveillante et inclusive.
Sécurité numérique : quand Febelfin s’engage pour une citoyenneté financière en ligne

À l’heure où nos vies quotidiennes se déroulent de plus en plus derrière un écran, la sécurité des transactions en ligneest devenue un enjeu central, non seulement pour les banques, mais aussi pour les citoyens. Car au-delà des outils technologiques, c’est bien notre comportement numérique qui constitue la première ligne de défense contre les arnaques.
Le secteur financier en première ligne face aux cybermenaces
Chaque jour, des milliers de tentatives de fraude ciblent les utilisateurs de services bancaires en ligne : faux e-mails, SMS trompeurs, sites imitant des plateformes officielles, appels frauduleux… Ces stratagèmes reposent sur une constante : l’ingénierie sociale, ou l’art de manipuler la confiance humaine.
Consciente de cette réalité, Febelfin, la fédération du secteur financier belge, joue un rôle de premier plan pour renforcer la cybersécurité et la vigilance des utilisateurs. Ses campagnes de sensibilisation comme “Soyez malin, méfiez-vous du phishing” rappellent que la sécurité ne dépend pas seulement des pare-feux ou des algorithmes, mais aussi des gestes citoyens et réflexes quotidiens.
De la cybersécurité à la citoyenneté numérique
Protéger ses données bancaires, c’est aussi agir en citoyen numérique responsable. En apprenant à reconnaître une tentative d’arnaque, en vérifiant la fiabilité d’un site avant un achat, ou en refusant de partager ses codes personnels, chacun participe à une culture commune de la prudence et de la confiance numérique.
Cette démarche éducative rejoint pleinement les ambitions portées par Febelfin : former des citoyens éclairés, capables d’évoluer dans un univers digital de plus en plus complexe sans se laisser piéger. L’enjeu est collectif : chaque internaute vigilant contribue à sécuriser l’ensemble de l’écosystème financier.
Vers une éducation financière et numérique intégrée
Aujourd’hui, l’éducation à la citoyenneté numérique ne peut plus être dissociée de l’éducation financière. Savoir gérer son argent en ligne, c’est aussi savoir protéger ses informations, ses identités et ses décisions. C’est comprendre que derrière chaque transaction, il y a non seulement une valeur économique, mais aussi une responsabilité citoyenne.
En plaçant la pédagogie, la prévention et la transparence au cœur de son action, Febelfin rappelle que la confiance numérique est un bien commun. Et que, face à la sophistication croissante des fraudes, le meilleur antivirus reste toujours l’esprit critique.
Bibliothèques Sans Frontières : former des “Cyber Héros” pour une citoyenneté numérique inclusive

Bibliothèques Sans Frontières (BSF) est une association à but non lucratif, active en Belgique (ainsi qu’à l’international), dont la mission est de réduire les inégalités scolaires et numériques en rendant la culture, l’éducation et l’information accessibles à tous.
En Belgique, l’organisation s’est structurée pour développer des projets d’inclusion digitale, de citoyenneté numérique et d’éducation, dans les écoles, bibliothèques et structures associatives.
Parmi ses responsables, on relève Dimitri Verboomen, directeur de BSF Belgique.
Présence au forum
Nous avons le plaisir d’annoncer que Dimitri Verboomen sera présent lors de notre Forum. Il représentera BSF Belgique et interviendra pour exposer l’engagement de l’association en matière de citoyenneté numérique et d’inclusion digitale.
Son intervention offrira un éclairage concret sur les modalités d’action de BSF, la façon dont l’association articule ses efforts pour accompagner les publics jeunes et défavorisés dans leur rapport aux écrans, à l’information et au numérique.
Le projet phare : Cyber Héros
Objectifs
Le programme Cyber Héros, développé par BSF Belgique en collaboration avec des partenaires (notamment Google.org) est conçu pour sensibiliser les jeunes (environ 8 à 13 ans) aux enjeux du numérique : sécurité en ligne, cyberharcèlement, empreinte numérique, réseaux sociaux et citoyenneté numérique.
L’idée est de « donner les clés » aux enfants pour naviguer sur Internet de façon sûre, critique et responsable.
Dispositifs proposés
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Un kit pédagogique gratuit à destination des enseignant·es, adapté à différents âges et contextes. Le kit repose sur cinq piliers :
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Sois cyber futé·e : réfléchis bien avant de partager.
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Sois cyber vigilant·e : ne tombe pas dans le panneau.
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Sois cyber secret·e : un secret, c’est sacré.
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Sois cyber sympa : être gentil, c’est cool.
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Sois cyber courageux·se : si tu as un doute, parles-en.
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Des activités ludiques et “débranchées” (qui ne nécessitent pas forcément un ordinateur) pour favoriser le dialogue entre enseignant·es et élèves.
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Une animation en ligne d’une heure pour les classes, ainsi que des modules pour les enfants de différents âges (ex. 8-10 ans, 10-12 ans) avec des thèmes variés liés aux écrans, aux réseaux sociaux, à la désinformation.
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Des ressources pour parents (guides, fiches, activités à faire en famille) afin de prolonger la réflexion hors école.
Impacts et spécificités
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Le programme contribue à l’éducation aux médias, en invitant les enfants à adopter un regard critique sur ce qu’ils voient, partagent ou reçoivent en ligne.
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Il inscrit cette éducation dans une logique de citoyenneté numérique : les enfants ne sont pas uniquement utilisateurs mais acteurs, conscients de leurs droits, devoirs et responsabilités.
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En visant un large public (écoles, bibliothèques, associations), il répond à la dimension d’inclusion numérique : tous les enfants, quel que soit leur contexte familial ou socio-économique, peuvent bénéficier de cette forme d’accompagnement.
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Le dispositif privilégie une approche globale (enfants + enseignant·es + parents) pour créer un écosystème d’apprentissage numérique responsable.
Pourquoi cette action est essentielle aujourd’hui
La révolution numérique a largement modifié les rapports des jeunes aux écrans, à l’information, aux réseaux sociaux
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L’exposition précoce à Internet, aux applications, aux réseaux entraîne de nouveaux défis : attention, vie privée, données personnelles, cyberharcèlement, désinformation.
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Face à cette réalité, l’école, les bibliothèques et les structures éducatives doivent devenir des lieux de formation à la citoyenneté numérique et non seulement de consommation passive.
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Le programme Cyber Héros permet d’intervenir en amont, auprès des enfants, mais aussi de mobiliser enseignants et parents pour que l’accompagnement soit global.
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Il s’agit donc de construire non seulement des compétences techniques, mais surtout des réflexes critiques, une confiance numérique et une responsabilité citoyenne dans l’espace numérique.
Conclusion
L’intervention de Dimitri Verboomen au Forum est l’occasion d’explorer de manière approfondie l’action de Bibliothèques Sans Frontières Belgique dans le domaine de la citoyenneté numérique et de l’inclusion digitale.
Le projet Cyber Héros en constitue un exemple tangible et inspirant : il démontre comment on peut agir de façon proactive, pédagogique et structurée pour accompagner les jeunes dans leur vie numérique.
En ce sens, BSF incarne une vision où éducation, médias et citoyenneté se rencontrent pour former les citoyens de demain — non pas uniquement utilisateurs de la technologie, mais acteurs éclairés du numérique.
Vers une véritable démocratie numérique: 2025, année européenne de l’éducation à la citoyenneté numérique

En 2025, le Conseil de l’Europe a proclamé l’Année européenne de l’éducation à la citoyenneté numérique, marquant une étape décisive pour préparer les citoyens, et en particulier les jeunes, à évoluer dans un monde de plus en plus façonné par le numérique.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la Recommandation CM/Rec(2019)10, qui invite les États membres à développer des compétences, des valeurs et des attitudes permettant de participer activement, de manière éthique et responsable, à la vie démocratique en ligne comme hors ligne.
Fédérer autour de l’éducation à la citoyenneté numérique.
Lancée officiellement à Strasbourg en janvier 2025, cette année thématique vise à fédérer gouvernements, éducateurs, chercheurs, acteurs de la société civile et citoyens autour d’un programme commun : renforcer la résilience face à la désinformation, promouvoir la sécurité et l’inclusion en ligne, encourager la participation démocratique et développer une culture numérique fondée sur les droits humains, la démocratie et l’État de droit.
Au-delà des événements qui jalonneront l’année, l’enjeu est de taille : il s’agit de poser les bases d’une feuille de route stratégique pour 2027–2031, afin de garantir que l’éducation à la citoyenneté numérique devienne un pilier durable des systèmes éducatifs européens.
Définition officielle de l’éducation à la citoyenneté numérique (ECN)
Pour le Conseil de l’Europe, l’ECN vise à donner à chaque apprenant les valeurs, attitudes, compétences et connaissances pour participer pleinement, de façon responsable et éthique, dans des sociétés démocratiques interconnectées – en ligne comme hors ligne. Elle s’appuie sur 10 domaines (accès & inclusion, apprentissages & créativité, littératie médiatique et informationnelle, participation active, vie privée & sécurité, conscience du consommateur, éthique & empathie, santé & bien-être, e-présence & communication).
Base normative : Recommandation CM/Rec(2019)10 du Comité des ministres invitant les États à développer et promouvoir l’ECN (révision des cadres législatifs et curriculaires, formation des enseignants, implication des familles, approche « whole-school »…).
Le programme de l’Année européenne 2025
Objectif politique
Déclarée par les ministres de l’Éducation à la 26e Conférence permanente (sept. 2023), l’Année 2025 sert de plateforme commune pour fixer des objectifs, mutualiser les pratiques, mesurer les résultats et co-élaborer une feuille de route pour l’avenir de l’ECN.
Grandes dates (niveau paneuropéen)
23–24 jan. 2025, Strasbourg : conférence de lancement « Empowering learners for a democratic future »
27–28 mai 2025, Strasbourg : Digital Citizenship Education Forum
18–19 nov. 2025, Ljubljana (Slovénie) : conférence de clôture « The Way Forward »
Ces jalons structurent la collecte d’enseignements et la préparation de la feuille de route.
Plan de travail (campagne)
2024 – Préparation : comité de pilotage, sites web (européen/nationaux), développement des ressources.
2025 – Mise en œuvre : événements internationaux (lancement/clôture), série de webinaires/ateliers, événements nationaux, campagne média & numérique.
2026 – Évaluation : rapports nationaux, rapport d’évaluation global et planification des suites.
Thématiques de campagne (cadre des 10 domaines)
Axes mis en avant : sécurité en ligne, lutte contre la désinformation, comportement éthique, empreinte numérique & réputation, communautés inclusives, droits & responsabilités, participation démocratique (adaptables au contexte de chaque pays).
Ressources & mobilisation
Feuillets officiels (objectifs, activités, thèmes, comment s’impliquer), site dédié à l’Année, bibliothèque ECN (manuel, packs formateurs), réseau des “DCE Promoters” pour relayer la campagne.
Le suivi sur les 5 prochaines années (cap 2027–2031)
Feuille de route 2027–2031 : l’un des objectifs centraux de l’Année est d’ancrer l’ECN comme priorité durable et d’adopter une feuille de route stratégique 2027–2031 pour la mise en œuvre (politiques, pratiques, partenariats).
Évaluation 2026 : rapports nationaux + rapport paneuropéen pour alimenter la planification.
Pérennisation par la norme : poursuite de la mise en œuvre/revue de CM/Rec(2019)10 (suivi ministériel, guides de mise en œuvre, études comparatives).
Capacitation continue : diffusion/actualisation du Manuel ECN et modules associés pour enseignants, parents, décideurs ; intégration curriculaire et formation initiale/continue.
Pourquoi c’est stratégique pour le Conseil de l’Europe
Droits humains, démocratie, État de droit : l’ECN est un levier pour que les apprenants vivent et fassent vivre la culture démocratique à l’ère numérique (cadre de compétences pour la culture démocratique).
Protection & autonomisation des enfants : passer d’une approche purement « e-safety » à une éducation holistique (valeurs, esprit critique, participation).
Convergence paneuropéenne : l’Année 2025 aligne politiques et pratiques entre États, renforce les coalitions multi-acteurs (public, privé, société civile) et prépare un agenda commun sur 2027–2031.
Conclusion
L’Année européenne de l’éducation à la citoyenneté numérique 2025 ne constitue pas une simple succession d’événements symboliques : elle représente une véritable plateforme de transformation collective. En mobilisant les institutions, les écoles, les familles, mais aussi la société civile et les acteurs du numérique, le Conseil de l’Europe place l’éducation au cœur de la construction d’un espace numérique plus sûr, plus inclusif et plus démocratique.
Cette dynamique ne s’arrêtera pas en 2025. Elle ouvre la voie à un travail de fond sur les cinq prochaines années, avec l’élaboration d’une feuille de route stratégique pour 2027–2031. L’objectif est clair : faire de l’éducation à la citoyenneté numérique non pas un thème ponctuel, mais une priorité durable des politiques publiques et des pratiques éducatives européennes.
À travers cette initiative, le Conseil de l’Europe rappelle que la citoyenneté à l’ère numérique ne se limite pas à la protection contre les risques en ligne. Elle suppose aussi de développer l’esprit critique, la participation active et le sens des responsabilités dans un environnement interconnecté. C’est dans cette vision que s’inscrit l’action d’acteurs locaux et nationaux, comme Citoyens Numériques, qui traduisent concrètement cette ambition européenne en outils, formations et espaces de débat au service des citoyens.


